Troubles de l'alimentation

Quels sont les symptômes?


Une importante perte de poids mène à d’autres complications physiques et émotionnelles. Plusieurs des symptômes suivants peuvent se présenter chez les personnes souffrant d’anorexie ou de boulimie :

  • Perte de poids visible (avec le sentiment d’être gros/grosse), particulièrement dans le cas de l’anorexie
  • Frénésie alimentaire cachée (sentiment de honte ou de culpabilité) suivie d’une purge du système, dans le cas de la boulimie
  • Irritation de la gorge attribuable aux vomissements répétitifs
  • Poussée de poils fins sur le corps
  • Constipation excessive
  • Gonflement des glandes
  • Déshydratation importante
  • Dépression et changements d’humeur
  • Irrégularités menstruelles
  • Perte de dents et caries dentaires
  • Irrégularités cardiaques
  • Hyperactivité

Vivre avec l’anorexie ou la boulimie peut être une expérience accablante et, sans traitement, l’anorexie peut constituer un danger de mort. De plus, après des années à vivre des épisodes secrets de frénésie alimentaire et de purge, les personnes atteintes de boulimie peuvent développer de graves troubles gastro-intestinaux et d’autres malaises physiques pouvant mettre leur vie en danger. Le refus de reconnaître les problèmes et le fait de penser et de sentir « qu’il n’y a pas de problème » font souvent partie de la maladie. Il est possible de surmonter les troubles de l’alimentation.

Qu’est-ce que l’anorexie?

L’anorexie se caractérise par une perte de poids considérable en raison d’un régime alimentaire très restreint, qui peut être accompagnée d’exercice excessif et d’abus de laxatifs. L’image corporelle de la personne est déformée et une peur intense de devenir obèse envahit la personne. Cela peut mener à une perte de poids considérable, des troubles de santé physique et psychologique et parfois la mort. La plupart des personnes souffrant d’anorexie ont des problèmes de pensées déformées et ne reconnaissent pas leur insuffisance de poids. Tenter de les convaincre d’entreprendre un traitement est donc parfois difficile.

Qu’est-ce que la boulimie?

La boulimie est le trouble clinique de l’alimentation le plus commun. Elle se caractérise par des épisodes secrets de frénésie alimentaire suivie de vomissements provoqués, de l’utilisation de laxatifs ou de diurétiques, ou d’exercice excessif et de jeûne. Les personnes boulimiques se livrent aux frénésies alimentaires plusieurs fois par semaine, moment durant lequel elles peuvent consommer de 5 000 à 10 000 calories en seulement quelques minutes ou quelques heures. Contrairement à l’anorexie, le diagnostic de la boulimie peut être difficile à poser, car le tout se déroule en secret et les gens peuvent maintenir un poids assez stable en raison de l’équilibre entre les cycles de frénésie et de purge.

  • Environ 90 % des personnes atteintes de troubles de l’alimentation sont des femmes.
  • Plus de 38 000 Canadiennes souffrent d’anorexie.
  • Plus de 114 000 femmes souffrent de boulimie au Canada.
  • Les troubles de l’alimentation se développent habituellement chez les personnes âgées de 14 à 25 ans.
  • Les troubles de l’alimentation se manifestent souvent, mais pas toujours, de pair avec des antécédents d’agression sexuelle à l’enfance.

Quelles sont les causes de l’anorexie et de la boulimie?

Les raisons précises qui expliquent pourquoi une personne développe un trouble de l’alimentation sont inconnues, même si certaines pressions peuvent mener à l’anorexie ou à la boulimie chez une personne. Par exemple :

  • L’accent de la société sur la minceur et la forme contribue à l’image de soi autodestructive d’une jeune fille. Les troubles de l’alimentation ont traditionnellement touché les jeunes femmes, mais en raison d’une nouvelle attention envers le corps des hommes dans les publicités et les films d’action, un nombre croissant de jeunes hommes ont commencé à développer des troubles de l’alimentation.
  • Durant la puberté, un nouvel accent est mis sur le corps. Puisque tant de valeur est mise sur l’image, tout ce qui ne répond pas à la version de la société de l’idéal de minceur extrême peut contribuer à une faible estime de soi ou à la dépression, qui peut en retour mener à un trouble de l’alimentation.
  • Les troubles de l’alimentation peuvent aussi se développer lorsqu’une personne tente d’obtenir le contrôle de sa vie. Si elle vit un moment de stress, de colère ou des problèmes d’anxiété envers la famille ou certaines relations, le contrôle sur l’apport alimentaire peut être perçu comme étant la façon ultime de contrôler sa vie. Malheureusement, ce qui commence comme un moyen pour obtenir le contrôle prend rapidement contrôle des perceptions et du corps de la personne.

Quels sont les traitements?

La recherche indique que plus l’intervention appropriée se fait tôt, plus les chances de surmonter le trouble de l’alimentation sont bonnes. La meilleure approche est la psychothérapie, qui peut comprendre le counseling pour la famille ainsi que des séances de thérapie de groupe avec d’autres personnes souffrant d’un trouble de l’alimentation. Les traitements médicaux sont utilisés en réponse aux cas plus graves. Trouver un professionnel bien informé avec qui on se sent à l’aise et en confiance pour discuter de la situation est très important pour s’en sortir avec succès.

Où peut-on s’adresser pour obtenir de l’aide?

Vous pouvez communiquer avec votre médecin de famille ou le National Eating Disorder Information Centre, qui possède un registre national de thérapeutes privés, de programmes médicaux et d’information. La ligne d’information est le 416 340‑4156.

Renseignements :

National Eating Disorder Information Centre

Source : Association canadienne pour la santé mentale, Ontario